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L'école Don Bosco, fondée par les salésiens (les disciples de Don Bosco) en 1938, est située au centre de la ville Kénitra. Elle est sous la tutelle de l'E.C.A.M (Enseignement catholique au Maroc) qui réunit les écoles privées qui dépendent de l'église catholique et relève de l'archevêque de Rabat la capitale du Maroc. A Don Bosco on ne parle pas d'école ou d'oeuvres, mais plutôt de maison. C'est l'esprit de famille qui règne et produit de l'affection qui engendre la confiance, chose essentielle entre l'enseignant et l'élève. "L'acte éducatif est un acte d'amour". Elle propose une démarche pédagogique d'apprentissage actif qui accorde une large place à l'initiative de l'enfant et au travail de groupe ce qui ramène l'élève à construire lui même ses connaissances, du questionnement initial à la synthèse personnalisée. c'est ainsi qu'il faut comprendre la phrase de Don Bosco: "Sans vous, je ne peux rien faire". Elle constitue une communauté éducative qui se veut être une école à plein temps et à la disposition de tous les membres de cette communauté éducative. C'est pourquoi de jour en jour il y a plus d'activités soit pour les enseignants, soit pour les parents, soit pour les enfants qui y apprennent l'art de vivre avec les autres des relations heureuses. |
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PREMIÈRE ÉTAPE: 1937-1950 Fondée le 1er octobre 1937 par le Père Léon Beissière, l'école démarre avec seulement 20 élèves, utilisant les locaux de la grande église du Christ-Roi (actuellement Bank-el-Maghreb) L'école est une "école libre" catholique paroissiale, donc privée, destinée seulement aux enfants garçons des européens résidents à Port-Lyautey (pour les filles existait déjà depuis 1928 l'Institution Sainte-Famille) Le nombre des élèves augmente au fil des années (20 au début, 42 l'année 1938, 93 en 1942...), mais sans atteindre la centaine; il n'y avait qu'un maximum de trois classes. La II Guerre Mondiale et ses conséquences ont posé pas mal de difficultés au fonctionnement de l'école, au point de pratiquement disparaître. De 1948 à 1950, le directeur officiel, qui était encore le fondateur Père Beissière, était déjà en Algérie. DEUXIÈME ETAPE: 1950-1956 Avec l'arrivée du Père Richer à la direction, l'école reprend son envol: elle renaît, on pourrait dire. Voici les changements les plus remarquables: -un nouveau directeur, le Père Pierre Richer, et des nouveaux professeurs, dont le couple Mézerais, qui resteront à l'école pendant 35 ans, jusqu'à leur retraite; -de nouveaux locaux: 4 classes de nouvelle construction sur la rue Le Mousquet, aujourd'hui Mohamed Abdou, inaugurées le 1er octobre 1951; -un nouveau nom: on passe de "Maîtrise Saint-Jean" à "École Saint Jean Bosco" et finalement, en 1952, à "École Don Bosco" -de nouvelles initiatives, dont la plus importante l'internat pour les enfants des colons du bled; cet internat aura 20 lits, commencera son service en 1954 et le finira très tôt, en 1956. D'une centaine d'élèves à la reprise en 1951, l'école passera à 296 en 1956, dont 20 internes et 100 à la cantine (demi-pensionnaires). Les classes sont déjà 9, dont une maternelle. L'école continue à être seulement pour les garçons européens. TROISIÈME ETAPE 1956-1984 Avec l'indépendance, beaucoup d'étrangers partent; l'internat doit fermer et les effectifs de l'école tombent à seulement 140. Le Père Richer est parti et d'autres directeurs le remplacent: les Pères Charles Becot (5 ans), Joseph Kervella (1), Paul Bonne (1), Ferdinand Palkovic (8), Pierre Richer à nouveau (8), Lucien Mazéas (4) et Pierre Richer pour la troisième fois (2). La caractéristique principale de cette longue période est l'ouverture de l'école aux enfants marocains. Devant l'alternative de fermer l'école ou de la mettre au service de la population de Kénitra (maintenant la ville ne s'appelle plus Port Lyautey), les salésiens de Don Bosco ne doutent pas: il faut s'ouvrir. La transition est douce: les enfants européens et marocains, soient-ils de religion musulmane, juive ou chrétienne, partagent sans problème les cours, les jeux, l'école toute elle. L'école devient une école marocaine, non seulement en raison des élèves marocains, mais aussi par l'agreement du Ministère de l'Éducation Nationale, par les programmes suivis et par l'arabisation linguistique. Un autre changement important de ces années a été l'admission des filles. En effet, en accord avec l'Institution Sainte-Famille, les classes maternelles de Don Bosco sont supprimées pour passer à la Sainte-Famille et les cinq années du primaire se font à Don Bosco, garçons et filles confondus À la fin de cette période les élèves sont déjà 520; ils sont tous marocains, comme aussi les professeurs. QUATRIÈME ETAPE: DE 1984 JUSQU'AUJOURD'HUI Deux points marquent cette dernière étape. Le premier est l'accès à la direction d'un marocain, M. Ramdane Benrabah. Les salésiens conservent la tutelle de l'école, partagée avec l'ECAM, et le contrôle des finances, mais la direction pédagogique est à la charge, par la première fois, d'un directeur qui n'est pas salésien. L'autre aspect à remarquer est la consolidation et amplification de l'école. Par exigences de la nouvelle structure éducative (6 ans de primaire), l'extension de l'école s'avérait incontournable: on a besoin de nouveaux espaces. En profitant des anciens locaux de l'internat, on construit, sous la direction du Père Dominique Desramaut (économe et gérant de l'école), tout un nouveau pavillon, avec des bureaux, des salles de classe et une grande salle polyvalente. Les effectifs montent à presque 600 élèves, en plus de 20 classes. Les professeurs s'actualisent et se forment grâces aux initiatives prises par l'ECAM. Les contenus s'enrichissent avec l'introduction de l'anglais et de l'informatique pour les classes de CE4, CE5 et CE6. Le départ à la retraite de M. Benrabah donne entrée à la direction au Père Cristóbal López, salésien. Il essaie de consolider les acquis des étapes précédentes tout en lançant de nouvelles initiatives: les activités parascolaires, l'école des parents, le mot du matin, l'heure de la classe, l'association des anciens élèves, l'utilisation intense de la "Bibliothèque pour tous", la participation de tous dans la vie de la communauté éducative et l'ouverture à la ville, aux associations et aux enfants du quartier (à travers de Nadi el Farah) Au niveau matériel on peut remarquer l'habilitation d'une nouvelle et très grande cour, l'informatisation de certains aspects administratifs et pédagogiques de la vie de l'école, la création du site de l'école (plus de 10.000 visites en un an) et de nombreuses petites améliorations dans tout l'édifice. Cette année scolaire 2007-2008, l'école compte avec 24 classes (4 par niveaux), 654 élèves et 32 professeurs, le plus grand nombre depuis sa fondation. CINQUIÈME ETAPE: L'AVENIR La célébration des 70 ans de l'école et des 56 ans de son actuel emplacement marque le début des travaux de construction du bâtiment pour le collège Don Bosco, tellement plébiscité. Septembre 2008 marquera, avec l'aide de Dieu, le début des cours pour la 7ème année de l'éducation fondamentale, jusqu'à son implantation complète en 2010. L'école a besoin d'une grande salle couverte à usages multiples (récréation, éducation physique, sport, réunions générales, actes culturels, etc). Cela sera l'objectif suivant dans le domaine matériel. |